Mes copains 

Ma reine frelon

Le frelon européen ou "vespa crabo" est souvent confondu, à tort, avec le frelon asiatique. Contrairement à ce dernier, cette espèce n’est pas considérée comme nuisible et envahissante. En Allemagne, il s’agit même d’une espèce protégée. Le frelon européen est un grand prédateur qui peut s’attaquer aux abeilles, mais de manière beaucoup plus anecdotique que le frelon asiatique. Son régime alimentaire est varié (mouches, guêpes, abeilles, chenilles, araignées, nectars de fleur, fruits). Il a un rôle utile dans la régulation de nombreuses espèces.

J'ai découvert un jour de 2005 une reine frelon en train de construire son nid dans la véranda au coin d'un poutre près de la porte. Je n'ai rien dit à mon épouse qui a une peur panique des frelons et j'ai passé plusieurs jours à la photographier, sans trop m'approcher afin d'éviter une réaction agressive et désagréable pour moi. Le travail avançait rapidement et je commençais à m'inquiéter des réactions de ma chérie. Réaction qui n'a pas manqué de survenir un bel après-midi avec un ultimatum "Fais-moi disparaître ce frelon sinon...". Je n'ai pas tué cette belle reine. Avec un verre et une carte postale je l'ai attrapée et je suis allé la porter à quelques centaines de mètres de là, sur une planche devant une maisonnette inhabitée depuis longtemps et qui l'est toujours. Le lendemain la reine était revenue dans la véranda et cherchait son nid. Nouvelle capture et enfermée dans un bocal à confiture avec un petit trou d'aération je l'ai portée en forêt à cinq kilomètres de chez nous. Quelques jours après je l'ai retrouvée, agonisante sur le rebord de la fenêtre de la véranda. Elle avait su revenir chez nous et je suppose que ne pouvant pas continuer son travail et pondre ses oeufs elle en était morte.

Reine frelon suite

le nid

premier exode

abandon

agonie

Mes ragondins

Pas loin de chez moi il y a un petit étang que j'aime aller observer quand il fait beau. Un après-midi de l'été 2006 j'ai découvert un couple de ragondins faisant la sieste sur la berge qui me faisait face. Je suis vite allé chercher mon appareil photo et j'ai commencé à les photographier. Cela m'a pris tout l'été. Quand les petits ragondins sont nés c'était un vrai plaisir de les voir nager, s'approcher de moi et grogner pour me faire déguerpir. Les parents avaient fini par accepter ma présence et ne se précipitaient plus dans l'eau quand j'arrivais. Mais les belles histoires ont une fin. Le propriétaire de l'étang a fini par découvrir la présence des ragondins et les a piégés les uns après les autres mais je pense que quelques uns ont pu s'échapper. Pour dire vrai il y en a au moins un qui en a réchappé : celui qui s’était fait prendre dans le piège (une grande cage avec une porte qui se ferme quand l’animal entre) et que j’ai libéré. Le propriétaire m’a longtemps soupçonné de ce méfait. Il ne disait rien mais à ses réflexions et regards j’avais bien compris sa pensée.
Cette anné, 2020 une nouvelle bande de ragondins est arrivée. J'en ai compté cinq qui sont à nouveau venus s'installer dans mon étang et comme le vrai propriétaire, après un AVC, est cloué sur son lit, je ne crains plus qu'il vienne piéger mes ragondins. Je les observe à la jumelle à partir du velux de ma salle de bain. Je n'irai pas les déranger.

Mes ragondins -suite

affut photo

Le papa et la maman

la petite famille

cours de natation

Mes hirondelles

Les hirondelles et moi : une vieille histoire. Je devais avoir une dizaine d'années et j'habitais dans une maison dont la fenêtre du dernier étage donnait sur une avenue qui bordait le jardin des plantes de Rouen. Il est utile de préciser qu'à cette époque les jardins de chaque maison de ville étaient envahis d'insectes de tous genres dont les hannetons, régal des hirondelles. Je me souviens avoir collectionné mes premiers coléoptères en fouillant dans le tout petit jardin de la maison. De cette fenêtre, quand j'étais puni de sortie pour une énième bêtise, j'observais, fasciné, les hirondelles du voisinage qui tourbillonnaient dans le ciel. Elles me faisaient oublié la punition qui me scotchait à la fenêtre. J'ai maintenant mes hirondelles, à moi, car les hirondelles ont trouvé ou loger chez nous et n'ont eu que l'embarras du choix : la grange ou le hangar mais c'est la grange qui a eu le plus de succès.

Pendant plusieurs années il n'y a eu qu'un nid mais depuis trois ans il y en a trois ou quatre. Tous les ans autour du 15 avril j'ouvre la fenêtre que j'ai faite dans la porte de la grange et vers le 20 c'est le mâle qui arrive en premier. Deux ou trois jours après c'est la femelle. Le mâle se reconnaît à la longueur des deux plumes qui terminent la queue. Celle qui est en photo venait tous les matins gazouiller sous notre fenêtre mais les générations suivantes n'ont pas repris le concert : je n'ai pas du les applaudir suffisamment. Bien entendu, l’été les voitures couchent dehors, il suffit d’observer le tas de déjections sous les nids pour comprendre.

Hirondelles - suite

de profil

les petiots

Nourissage

Première sortie

Mes araignées

De chez nous jusqu’à la route départemental il y a un petit chemin de terre orienté est-ouest. Jusqu’en 2010 le côté orienté vers le Nord, donc à l’ombre était occupé par les épeires diadème. Il y en avait une tous les 5-6 mètres. En face au soleil c’étaient les épeires fasciées aussi nombreuses que les « diadème » qui s’accrochaient aux fougères. Depuis 2010 le nombre d’araignées n’a cessé de décroître. En 2019 je n’en ai vu aucune. Je pourrais dire la même chose des lézards, des cétoines dorées, des papillons et des couleuvres. 

Epeire fasciée

signature épeire

Cétoine dorée

Robert le diable

Polygonia C. album

moro sphinx

Epeire diadème

Les seprents et moi

couleuvre d'Esculape

vue en 2016

salamandre

dernière salamandre vue en 2015

J'ai toujours été fasciné par les serpents : pas par la peur, juste par curiosité. Un de mes premiers souvenirs relie ma mère à la vipère : non pas par assimilation mais par un tour pendable que je lui ai fait un jour. Revenant d'une des mes sorties en forêt j'étais rentré avec une vipère morte dans la poche de mon anorak. Ignorant que ma mère avait une peur bleue des serpents je lui ai dit : "regarde ce que j'ai dans ma poche". Elle a mis la main dans ma poche, a senti la vipère et s'est évanouie. Je n'étais pas très fier de moi. Heureusement son évanouissement a peu duré et une fois revenue de son émotion son premier geste a été de s'emparer du balai et de d'essayer de m'en frotter les côtes. Par chance, pour moi, le balai s'est coincé dans le chambranle de la porte, ma mère côté cuisine et moi côté salle ce qui m'a fait rire et plus je riais, plus ma mère essayait de décoincer le balai sans y parvenir, en me traitant de tous les noms. Quelques vingt ans plus tard j'ai effrayé ma petite famille en faisant cuire une vipère pour savoir que goût cela avait et pour tanner la peau pour en faire un étui de couteau. La chair de vipère n'a pas de goût particulier et le nombre considérable d'arêtes (de cotes?) rend la dégustation difficile. Un autre souvenir : j'avais découvert au muséum d'histoire naturelle de Rouen un livre sur les serpents : "Herpétologie Générale de Dumesnil et Bibron" Ce livre des années 1850 environ n'avait pas d'intérêt particulier sauf de m'apprendre que la vipère, présente en Sardaigne, était inconnue en Corse sans que l'on sache pourquoi. Il faudra que je vérifie si c'est toujours le cas. Lors de la rentrée des classes, au moment d'acheter les livres nécessaires pour la nouvelle année, j'ai torturé une jeune vendeuse de la librairie en lui demandant de me commander cet ouvrage et pendant plusieurs semaines je suis venu la harceler pour savoir si le livre était arrivé. Il faut me pardonner je n'avais que 15 ans. Je me suis aussi beaucoup intéressé aux couleuvres, moins dangereuses que les vipères mais dont la vivacité rend la capture difficile. J'ai découvert rapidement qu'en l'attrapant par la queue sa défense se déroule en deux temps : premier temps, elle tourne rapidement en décrivant un arc tendu. Deuxième temps elle expulse le contenu de ses glandes anales, ce qui devrait faire lâcher l'importun. Si on résiste, elle abandonne et se laisse manipuler sans difficulté.

Je sais que la salamandre n'est pas un reptile. C'est un urodele. Lusqu'en 2016 j'en voyais tous les ans à l'automne. Celle-ci est la dernière venue à l'entrée de la véranda me dire adieu. C'était en 2016.

Faucon crecerelle

Tous les ans, un couple de faucon crecerelle vient nicher dans le pignon de la maison de mes voisins. Pour la première fois en juin 2019 j'ai réussi à prendre un des deux petits en photo au moment ou ils sortaient du nid pour leur premier envol.

faucon crecerelle

photographié juste en sortant du nid

jeunes faucons au nid

juin 2019